mardi 21 novembre 2017

Chronique : BEE BEE SEA + LIMINANAS + BUFFALO KILLERS + MOONRITE



BEE BEE SEA
Sonic Boomrang, LP, CD, K7, Digital
Wild Honey / Dirty Water Rds Usa
Ça fait quand même une grosse dizaine d’années que la scène Garage italienne (au sens le plus large) prouve son excellente santé, le plus souvent à travers des disques produits coproduits ou distribué par Area Pirata Rds
En voici un nouvel exemple les Bee Bee Sea ont un excellent nom. Et balancent là leur 2ème album le 1er étant épuisé, leur tournées à travers le continent en compagnies de noms importants de la scène Indie Garage internationale et l’apparition de certains de leurs titres dans des publicités à surement attiré l’attention de labels hors d’Italie.
Et voici donc leur 2ème LP qui contient des bien belles choses !
Alors quelle musique pratique ce trio du nord de l’Italie ? Une sorte de mélange de Pop Indie Post moderne croisée avec la version Indie Garage Pop avec une minuscule dose de psyché dedans… Une sorte de volonté de secouer les étiquettes et conventions pour obtenir un mélange mélodique et détonnant qui ne soit pas trop référencé. Ils y arrivent plutôt bien les bougres et ils livrent là 8 chansons bien torchées et euphorisantes ! Oh yes !!!
On vous aura prévenu : italian do it better !
[BT]


The LIMINAŇAS
Istanbul is sleeping, Maxi, Digital
Because
Finalement au vu (à l'écoute) des 2 univers musicaux une rencontre comme celle-là semblait prévisible. Donc non seulement Anton Newcombe du BJM a produit le prochain album du duo perpignanais mais il pose aussi sa voix sur cette chanson. De la même façon vu l'univers onirico poético psychédélique un titre hommage à Istanbul c'est totalement raccord ! Et si Istanbul dors c’est bien sûr la faute à Erdogan… Le druming l’orgue qui grince comme un archet sur un violon, la mélodie simple et le chant détaché de Mister Newcombe nous plonge pas loin des eaux où voguait le Velvet… Sunglasses after dark dirait l’autre.
La 2ème chanson de ce EP est chantée par Lionel qui est toujours un peu au-delà du talk over, cette fois-ci les chœurs (sur)gonflés donne une ampleur que je n’attendais pas !
Et on continu avec les guests classieuse puisque sur Shadow People c’est Emmanuelle Seignier qui s’y colle sur un titre qui fait un peu chanson de noël avec toutes ses cloches et des arrangements conséquents mais parfaitement raccord avec la mélodie.
Et on termine sur un morceau dans la veine 60’s Psyché Pop à la Liminaňas comme on aime tellement !
Bien mieux qu’un préambule à leur futur album, une belle collection de petits moments de bonheurs !
[BT]


BUFFALLO KILLERS
Alive and well in Ohio, LP, CD, Digital
Alive NaturalSound
Déjà leur 8ème album ! Et largement celui que je préfère parmi ceux que je connais ! Haut la main !!! Cet album est très addictif & envoutant. Avec de vrais tubes dedans. Des voix angéliques des mélodies aériennes ce qui n’empêche pas une paire de titres Heavy 70’s plombés pour rompre le rythme mais parfaitement en adéquation avec le reste de l’album.
Entre Country et Folk dans un univers Sountern Gothic mais léger, évanescent, transcendantale. Cet album enregistré à la maison est conçu pour donner de la place et le temps aux instruments (voix comprise) de vous toucher directement à l’âme.
Ce qui est beaucoup plus étonnant c’est qu’on peut entendre dans cet album des sonorités qui semblent sortir de la Pop anglaise brumeuse / narcotique de la fin des années 80…
Reconnaissez que tout ceci ressemble à un attelage qui nous sort un peu des circuits habituels. Cependant tout ça est très cohérent et l’amalgame est d’une distinction qui fait de l’ensemble une expérience auditive si délectable !!!
[BT]


MOONRITE
S/t, LP,
Soundflat Rds
Ce qui m’a immédiatement marqué (et plu) lors de la 1ère écoute de ce 1er album du duo grenoblois c’est le son d’orgue. Je me suis dit : ‘putain ouai, on dirait Deep Purple mark III’ !
Ce qui pour moi est plus qu’une super référence. D’autant que le chant n’est pas en reste, se montrant à la hauteur d’un tel préambule. Et que justement, le registre de l’orgue ne reste pas uniforme tout au long du disque (allant jusqu’à évoquer parfois un orgue d’église entre Bach et certaines bandes originales de films barrés).
C’est d’ailleurs le côté magistral de cet album : la diversité des ambiances, des rythmes, des moods, des sonorités… qui constitue un disque étonnant à écouter et qui reste très frais à chaque passage qui fait découvrir de nouvelles choses. La formule à deux pourrait faire croire à une musique monolithique il n’en est absolument rien. Bien au contraire !
Moonrite se qualifient eux même de ‘Dark Pop Psych duo’ et c’est bien ce qui très intéressant ils ne rentrent dans aucune scène ou sous genre à 100%. On les sait (regardez leurs clips) et on les sens marqué par le côté musique / ciné d’exploitation. Et aussi par certaines musiques du temps du basculement des 60’s vers les 70’s. Mais on retrouve un tout petit peu d’héritage Garage. Et des côté dark et mystique mais flirtant avec des vibrations très Soulful…
Tout ça rend chaque écoute très intense.
Et je ne peux que chaudement vous recommander de mettre vos 2 oreilles sur cet impeccable album !!!
[BT]
En concert : Samedi 25 Novembre : LES ROBINS (Surf Instru, Genève) + MOONRITE (Duo Dark Pop Psyché) + WANDA DE LULLABIES (60’s Go-go dancing), à La Tête Blue, quai Perrière, à Grenoble. 20h https://www.facebook.com/events/1984255181862762/

vendredi 17 novembre 2017

Chronique : CHARLIE'S FRONTIER FUNTOWN + LULLIES + The ROUTES


 
CHARLIES FRONTIER FUNTOWN
In dust we trust, CD, Digital
Autoproduction
Supporte your local scene comme on dit ! Et je me suis donc acheté cet album. D’abord parce que j’avais aimé le premier. Ensuite parce que leur concert à La Belle Electrique en compagnie de Rising Steel et Nightmare m’avait bien collé au mur.
On l’a bien attendu cet album, il a été annoncé, et puis il y a eu des retards… Mais putain ça valait le coup !
Les Charlie Frontier Funtown pratiquent un Stoner Metal de très très bon, aloi !
Stoner c’est évident et Metal tout autant !
Des guitares bien grasses, un chant grave un peu hurlé/ crier… collant totalement à la musique très musclée du quintet ‘grenoblois’.
Ici on sent bien l’influence Heavy Metal dans certains riffs ou dans les duels de guitares, là on peut même ressentir quelques accélérations façon Thrash 80.
La majorité des tempos restent médians et la section rythmique millimétrée colle idéalement la musique des Charlie Frontier Funtown au sol. Un sol poussiéreux comme il se doit !
Bref un album comme une gifle en pleine gueule, doublé d’un uppercut au foie.
[BT]
En concert : Vendredi 8 Décembre : BEASTO BLANCO (Heavy Dark’n’Roll, avec la fille et le bassiste  d’Alice Cooper) + WHISKY OF BLOOD (Heavy Glam) + CHARLIE’S FRONTIER FUN TOWN (Heavy Stoner) + BLOODLOST (Thrash, Suisse), à l’Ampérage, à Grenoble


LES LULLIES
Don’t look twice, EP, Digital
Slovenly Rds
Sorte de super-band sudiste (de la France) étant précédé d’une flatteuse réputation (même des activistes pas branchés sur ce genre de musique sont tombé sous leur charme).
Voici donc leur 2ème EP, chez Slovenly Rds mazette, 4 titres qui déboulent au pas de charge !
Les Lullies proposent une version turbo compressée de la Power Pop, revisitée par le Punk 77.
Dans leurs chansons et riffs on sent les influences Rock’n’Roll traditionnel (où celles de leurs continuateurs type Flamin’ Groovies) et également des émanations de Rhythm & Beat sixties.
Ça se déguste sans aucune retenue !
En plus ils sont très bons sur scène comme on n’a pu le constater lors de l’excellente édition 2017 du Fast & Loud Festival de Mâcon !
[BT]
Ah oui leur premier EP ayant été très vite épuisé, si vous voulez l’écouter il faut allé ici : https://discosmeteoro.bandcamp.com/releases


The ROUTES
Dirty needles and pins, LP, CD, Digital
Greenway Rds
6ème album déjà pour ce projet drive par Chris Jack (qui joue de tous les instruments sur ce disque à l’exception de la batterie), et le 2ème cette année. Cependant le gars ne manque pas d’inspiration.
Toujours très revivaliste, et en l’assumant complètement !
Plein de pédales d’effets lui permettent de s’amuser entre Rhythm & Beat à l’anglaise (Pretty Things 65) et Freakbeat. Plus quelques touches plus brutales qui rappellent qu’à l’origine ils sont (mais est-ce autre chose qu’un groupe de scène dans la mesure où seul un gars drive tout en studio ?) japonais.
Manifestement ce Monsieur à une grosse collection de disque et aime beaucoup beaucoup de courants estampillés ‘Garage’ et il s’amuse avec tout ça mélangeant les chapelles, les ambiances, les courants pour aller vers quelque chose qui lui soit personnel. En tout cas au fils de ses péripéties musicales et de ses disques The Routes se constitue un following et développe une personnalité.
[BT]


mercredi 15 novembre 2017

Chronique : ABUS DANGEREUX 144 + CONNY OCHS live + DEAD HERO + ZACHARIE +

  
ABUS DANGEREUX n°144
40 pages imprimées couleurs + CD sampler 14 titres
Quand nous avons fait notre réunion de rédaction virtuelle pour définir le sommaire de ce n°144 il est assez vite apparu évident que le Dream Syndicate devait en faire la couverture. Depuis on a tellement aimé leur album et on s’est tellement régalé lors de leur concert que ce choix est bien plus qu’évident : essentiel ! Comme toujours en interview Steve Wynn se montre très généreux et prêt à échanger avec son interlocuteur (interlocutrice en l’occurrence Katimini qui suit sa carrière depuis longtemps et donc pose les bonnes questions).
Cependant on aurait aussi pû choisir de mettre Paul Rolland en couverture tant il revient très en forme et avec plétore de projets se rappeler au souvenir de ses fans français.
En plus de ces 2 là sur le CD sampler et dans les pages du n°144 vous retrouverez : Teenanger, Valparaiso, Jane Weaver, Don Joe Rodeo Combo, The Miners Of Muzo, Elias Dris, Flotation Toy Warning, Velvet Powder, Undermines, Les Copains, Maud Geffray et Slim Cessna’s Auto Club.
Soit un bon mélange de découvertes et de groupes / projets qui existent déjà depuis longtemps mais que pour une bonne partie je ne connaissais pas (et ceux que je connais je les adore).
Mais il y aussi au sommaire Cameleon Records (un label spécialisé dans les rééditions de disques Rock français, une vraie découverte pour moi)le Folk de Nesles, l’Indie 90 des réunionnais de Pamplemousse, le Folk ‘littéraire’ d’Adam H, Arianna Monteverdi et son rêve d’americana, les sur-brillants We Insist! Une interview du gars qui porte le projet du Psychedelic Museum, un texte de Jean-Bernard Pouy extrait du recueil de nouvelles en hommage au Clash. 10 pages de chroniques disques pour amateurs ouverts et exigeants. Et deux consacrées aux chroniques de livres Rock et fanzines + un portfolio live.
Voilà vous savez presque tout.
5 euros le numéro, ou abonnez-vous pour 20 euros et vous recevrez 5 numéros.
Disponible chez Disc Orama Records Shop, 11 rue Beyle Stendhal à Grenoble
[BT]


CONNY OCHS, au Théâtre Le Petit 38, à Grenoble
Je suis très très fan de sa musique et je suis bien content d’avoir réussi à le faire jouer au Théâtre Le Petit 38 (merci au Collectif Midi Minuit qui gère et programme dans ce lieu, sans qui ce concert n’aurait pu se faire) !
Et là dans cette ambiance intimiste et presque ‘magique’ nous avons eu droit à un moment hors du temps. Quelque chose de suspendu. C’était un de ces moments unique où on touche presque la grâce.
Du fait du côté intimiste du lieu et de l’audience ceux et celles qui sont venu ont été très attentif à la musique. Avec une écoute hyper intense que Conny Ochs comme nous avons ressenti.
Pour ceux qui n’étaient pas : dommage ! Car il est impossible de transcrire en mots ce qui s’est passé ce jour ci, à ce moment-là !
Il travaille déjà sur un nouvel album qui sortira l’année prochaine et j’espère être capable de la faire revenir à Grenoble. Parce que des moments comme ça se serait dommage de s’en priver !!!
Vous ne connaissez pas son œuvre il vous reste les disques pour vous préparer !
[BT] (Photo signée Christine Gonzales, merci à elle et à toutes celles et ceux qui ont fait de ce moment ce qu'il a été)


DEAD HERO
La vida continua, LP, Digital
Sabotage Rds
Ça se confirme ce label à une grosse capacité à découvrir d’excellents groupes et à sortir des disques pour rassasier les fans, dans des ‘styles’ assez divers…
Comme ces Dead Hero. Certes le nom n’est pas hyper original et leur musique reste assez proche des codes du genre qu’ils/elle se sont choisi mais pas non plus en restant bloquer dessus comme de bons écoliers.
Ce groupe colombien pratique une Oï à l’anglaise façon années 80 avec disent-ils une influence des groupes français de l’époque. Ça n’est pas faux, on sent aussi pas mal un côté Street Punk à l’américaine et une petite touche à la scandinave 90.
Le plus marquant se sont les voix féminines (chant principale, backing, deuxième voix…) qui enrichissent vraiment les morceaux. Et le chant en espagnol a toujours collé à ce style musical, ça n’est pas aujourd’hui qu’on va changer d’avis la dessus.
Il y a aussi un côté abrasif dans la musique de Dead Hero (Disorder ?) et malgré tout des mélodies prédominantes, même sur les titres rapides, qui ne sont pas la majorité sur ces 10 chansons présentes
[BT]


ZACHARIE
Giant bear, LP, CD
Z Production / Inouïe Distribution
C'est pas facile de croiser les traditions Folk, Blues et Country sans sonner clichés. Et sur ce 1er album le gars Zacharie arrive à en donner une version Indie Moderne mais respectueuse sans être scolaire, ce qui n'est pas un mince exploit. La très belle pochette met directement dans l'ambiance.
Très acoustique et pur, mais loin d’être dépouillé, il y a des arrangements sur cet album mais ils sont soyeux et discrets, mais bien là, sans envahir l’univers musicale. On est loin d’un album de one man band. Les chœurs féminins évanescents, cordes, cuivres, piano, clarinette… essaiment sur les 12 chansons ce qui leur donne une petite fragrance ‘Indie’ mais sans jamais tomber dans le vulgaire.
En plus de jouer de la guitare acoustique ou du banjo Zacharie à un registre vocal assez varié ce qui lui permet d’habiter chansons !
[BT]

jeudi 9 novembre 2017

Chronique : ODESSEY & ORACLE + BRIGHTON 64 + PROTO IDIOT + MARK 'PORKCHOP' HOLDER



ODESSEY & ORACLE
Speculatio,  
Bongo Joe Rds / L’Autre Distribution
Après leur premier album réussit de bout en bout (mélodieuses Pop songs sixties aux arrangements légers et beaux) revoici les lyonnais avec un 2ème LP, qui, comme le montre la pochette dans l’esprit de celle du précédent, poursuit le développement de leur univers musical.
Cependant il y a aussi un changement sur ce « Speculatio » et pas des moindre : le chant est désormais en français. Ce qui peut faire craindre le pire. Mais au contraire ça se marie parfaitement à la Pop baroque d’Odessey & Oracle.
Un vrai défi réussit, et un tour de force tant les voix sont importantes dans leur musique. Ce qui  nécessite d’écrire d’excellentes paroles pour être à la hauteur de leurs mélodies…
Ce qu’ils font brillement !
Quand on est un peu branché Pop 60’s un nom comme le leur fait que les attentes sont fortes, très fortes, et ils ne déçoivent pas.
La voix de la chanteuse (parfois rejointe par celle de son co équipier), les arrangements (flutes, mélotron, cordes, claviers…) concourent à donner de la moelle à leurs 11 chansons. Et leur musique s’enrichie encore avec de discrets emprunts aux 70’s et même aux années 80 (et toute cette mini vague de bricoleurs de Pop de cuisine qui mettaient leur compositions sur les compils K7 des tape traders de la planète entière), le côté bricolé en moins tant le son est cristallin et la mise en place helvétique (comme leur label).
Par moment on se croirait en plein dans une œuvre de musique du 17ème siècle français. Avec un côté troubadour. Et Weird Folk. Et bande son des séries de prestige de la télé française des années soixante et soixante-dix (quand les compositions étaient confiées à de vrai compositeurs ayant les moyens de leurs ambitions).
Un must du genre !
L’album du mois de Voix de Garage !
[BT]


BRIGHTON 64
El tren de la bruja, 2LP, CD, Digital
BCore Disc
Choix étonnant de la part de ce groupe de changer aussi radicalement entre leur précédent (et excellent) album et celui-ci.
Comme annoncé dans le titre les voilà qui chantent en espagnol (encore que comme ils sont de Barcelone… en ce moment je me méfie question langue).
Et comme le montre la pochette voici que débarquent les cuivres. Et l’orgue aussi.
Le tout sur un double LP qui regroupe 20 chansons. On ne se moque pas du client ici !
Bon alors musicalement on navigue entre Rhythm & Blues à l’anglaise, Beat 60’s, Garage, 60’s groove et Power Pop (et ben oui tu n’invites pas Kurt Baker, qui vit là-bas, impunément).
Au départ j’ai eu du mal à rentrer dans ce disque qui change quand même pas mal de ce qu’ils ont fait jusque-là. Sans que ce soit une totale révolution non plus.
On sent toujours chez ces vétérans des 80’s leurs racines Mod profondément ancrées, et si ce disque ne manque pas de références (révérences ?) aux années 60 il n’est pas totalement hors de notre époque. Et puis bon les étiquettes on s’en fout ! Quand tu réussis un disque aussi plein de titres qui font chanter sous la douche, secouer la tête et bouger les fesses des filles tu as droit à tout mon respect.
[BT]


PROTO IDIOT
Leisure opportunity, LP, CD, Digital
Slovenly Rds
En voilà un excellent nom !
Après il faut assumer. Et les Proto Idiot assument et assurent !
Encore un putain de bon disque sur Slovenly Rds. Une sorte de Proto Punk / New Wave (dans la 1ère acceptation du terme) / Power Pop grinçante / Art Rock / Garage Punk…
Un Rock qui gratte à l’oreille comme ils adorent chez Slovenly (et moi aussi). Avec plein de choses différentes amalgamées pour lutter contre la monotonie des albums monolithiques. Mais avec assez de personnalité pour produire un disque homogène avec ces 15 chansons rassasiantes et excitantes (et excitées).
[BT]


MARK ‘PORKCHOP’ HOLDER
Death and the Blues, LP, CD, Digital
Alive NaturalSound
Normalement je suis toujours attentif aux sorties de chez Alive, mais je n’avais pas mis une oreille sur le précèdent album du monsieur. Pas inspiré par la pochette ni le nom. A l’aune de ce ‘Death and the Blues’ manifestement j’aurai dû et je vais corriger cet état de fait en me le procurant fissa.
Nous voici avec du Boogie de cul terreux. Du Blues alcoolisé avec 12 cordes & bottle neck… bref rien de respectueux ni de trop passéiste/puriste. Un petit côté early Black Crowes (la class quoi) fait par des gars qui ne se prennent pas pour autre chose.
Membre originel des Black Diamond Heavies (Blues trash) le gars Mark a ensuite traversé un gros paquet de galères et ça nourrit bien sa musique ! Comme il se doit pour ce type de Blues un parcours de vie difficile et des excès sont nécessaire pour impulser la vibe qu’il faut.
Ça secoue et ça tangue sur ce disque et c’est comme ça que j’aime que ce soit !
[BT]


vendredi 3 novembre 2017

Chronique : JULIEN PRAS + ACID BABY JESUS + TRUPA TRUPA + The GUESTS



JULIEN PRAS
Wintershed, LP, CD, Digital
Yotanka / Pias
J’étais bien excité quand j’ai reçu ce nouvel album tant j’aime ce que fais ce Monsieur ! En solo et avec Mars Red Sky. Pour moi c’est un de ces très rares chanteurs dont la voix m’obsède. Et comme c’est un fin mélodiste et un arrangeur très juste, toujours j’aime ce qu’il fait !
Et ce Wintershed vient confirmer une fois encore son GRAND TALENT !
TRES GRAND TALENT !!!
Dès la 1ère écoute les chansons entrent en vous et ne vous lâchent plus jamais. A la 2ème c’est finit vous êtes envouté ! Car c’est bien de cela dont il est question ici : d’envoutement ! Cette voix, ces chansons, ces mélodies joliment ouvragées… tout concours à créer autour de vous un cocon enveloppant qui vous embarque pour un rêve éveillé.
Celui du meilleur album Pop de 2017.
[BT]


ACID BABY JESUS
Lilac days, LP
Fuzz Club Rds
Whaoo sur ce nouvel album ils plongent en plein trip sixties les grecs d’Acid Baby Jesus. Et en même temps ils réussissent l’exploit de ne pas sonner revivaliste.
Pourtant dans ce disque on peut entendre des éléments de Pop baroque à la Zombies, une mini touche de Freakbeat, du Folk Rock façon Californie envapée, et des trucs qui peuvent se situer entre le Proto Kraut et Electric Light Orchestra.
Le tout n’ayant pas pour résultat un salmigondis musical ni un gros pudding, mais au contraire quelque chose qui essaye de ramener vers notre temps actuel des chansons qui sont constituées d’éléments anciens (un peu comme tente de le faire Temples).
Sans complètement se réinventer Acid Baby Jesus pour sa signature sur son nouveau (et très actif) label a conséquemment réorienté sa musique. Sans chambouler tout de fond en comble ils ont refait leur déco intérieure. Une fois intégré ces modifications je dois dire que je suis très impressionné par le résultat et le ‘saut dans le temps’ vers notre époque !
[BT]


TRUPA TRUPA
Jolly New Songs, CD, 2LP, Digital
Ici d’Ailleurs / L’Autre Distribution / Believe Digital
Après avoir réédité un de leurs albums Ici D’Ailleurs poursuit sa route avec Trupa Trupa. Et ils se trompent pas (trompe pas). D’ailleurs c’est un label dont l’intégralité du catalogue est passionnante.
4ème album pour ce quatuor polonais qui mélange joliment passé et présent, quelque part entre le Post Math Rock, l'Indie 90, la Noise et le Post Punk avec un côté indolent très sympathique (Slacker Rock?). Et surtout de vraies Pop song dedans. Mais pas que.
Cet album est d’une grande densité et chaque chanson semble meilleure que la précédente ! Ne doutant de rien les polonais s’offrent le luxe de créer un titre autour du mantra ‘The Love Supreme’ ce qui est très gonflé, mais réussit !
Ambitieuse et parfois grandiloquente leur musique nous sort des sentiers battus et nous embarque posément pour un voyage mental mais pas seulement car ils savent aussi rester très organique !
[BT]


The GUESTS
Red scare, 12’’
Sabotage Rds
Ça c’est le genre de label sur lequel je garde toujours un œil, parce qu’ils ont de bonnes oreilles et dégotent souvent des petites perles qui font le ravissement des fans de musiques qui ne sont jamais rassasiés et cherchent toujours à extraire une nouveauté qui va leur procurer leur dose d’excitations…
J’avais déjà beaucoup aimé le EP précédent de ce quintet de Philadelphie.
Nous voici avec 8 chansons aux charmes résolument rétro. La voix du chanteur rappel un peu celle de Morrissey, la musique oscille entre Pop Indie et New Wave. Synth Punk mais très mélodieux (il y a un véritable tube sur cet album) et Jangle Pop… Voir même un peu de Touching Pop…
Ça pourrait être une réédition, mais ça ne l’est pas.
Ça n’a rien d’indispensable, c’est simplement un disque formidablement réalisé, maitrisé et qui procure beaucoup de plaisir. Qu’est-ce qu’on peut demander de plus ?
[BT]



mardi 31 octobre 2017

Chronique : DREAM SYNDICATE live + CONNY OCHS + DIRTY FENCES


Mardi 24 Octobre : The DREAM SYNDICATE + JON AUER au Centre FGO-Barbara, à Paris
Ben dis donc quel pied !!! Un pur régal. Un grand moment de Rock’n’Roll ! Oui messieurs dames le genre de soirée dont on se souviendra longtemps. 
Cette année j’aurai finalement vu beaucoup moins de concerts que d’habitude, mais au niveau qualitatif la barre a été mise extrêmement haute ! Cependant, peut-être bien que la meilleure soirée fut celle du 24 octobre.
Concert complet, à Paris, dans un très beau lieu parfaitement fait pour un concert de Pur Rock ! Devant un public venu uniquement pour partager des bonnes vibrations (no poseurs no hipsters).
Ça commence tellement bien avec Jon Auer. Seul en scène avec sa guitare.
Mais l’homme a toujours cette voix impeccable, de grandes chansons à jouer. Du charisme et un humour parfait pour une soirée comme celle-là. Normalement mon point de vu c’est que la seule chose que tu es autorisé à dire sur scène entre deux chansons c’est OneTwoThreeFour. Dans le cas de Monsieur Auer on est dans un autre registre, quasiment celui d’un conteur Rock. Et avec tellement de distinction et d’humour.
Son jeu de guitare est tour à tour léger, élégant ou torride !
Bref ce fut déjà un GRAND MOMENT !
Et comme en plus il nous a annoncé la sortie de rééditions de 3 albums majeurs des Posies avec des bonus et, un concert parisien du groupe en 2018 avec le line-up de « Frosting on the beater » je sais déjà que je vais le revoir bientôt !
DREAM SYNDICATE: A Rock’n’Roll Resurrection!
J’ai déjà écrit à quel point leur nouvel album est une merveille ! D’ailleurs ils le joueront en intégralité ce soir.
Mais de là à attendre un concert aussi parfaitement ROCK !
Il y a des signes qui ne trompent jamais : si dans un concert plus le temps passe moins vous avez d’espace disponible dans les premiers rangs alors vous êtes sûr que là devant vous il se passe quelque chose de spécial. De même si le public fini avec la danse de Saint Guy. Et si après tout le monde arbore un grand sourire niais il n’y a plus de doute à avoir.
Oui l’époque a rattrapée le Dream Syndicate, celle (du désir) de jeunesse éternelle, et du bruit psychédélique permanent.
Mais eux n’en ont cure ils sont là pour partager un moment de magie avec leurs fans. Et ils vont s’y appliquer de bout en bout.
On savait les 2 guitaristes avec un jeu super fin capables de tisser des licks qui s’interpénètrent comme 2 araignées vénéneuses tissent leurs toiles l’une dans l’autre. Et qu’est-ce qu’on aime qu’ils nous piquent !
Ce qui m’a le plus impressionné c’est la puissance, la cohérence, de cette section rythmique tendue, élastique, métronomique, tellurique ou Free mais toujours impeccable à soutenir les chansons.
En plein dérapages contrôlés les Dream Syndicate bénéficient en plus d’un renfort de luxe avec rien de moins que Monsieur Chris Cacavas à l’orgue et aux chœurs (normal il a coproduit le dernier album avec le groupe). Ce concert m’a rendu la foi (dans le Rock’n’Roll, c’est déjà ça).
Bon à la fin du 1er titre je me suis dit pas sûr qu’ils tiennent ce rythmes là tout le concert ces papys. Et à la fin du show torride force de constater que si !
Et qu’en plus c’était le concert de l’année !
Je m’en suis mis jusque-là espérant capter chacune de ses secondes pour les graver pour l’éternité.
Très longue et passionnante interview à lire dans le nouveau numéro d’ABUS DENGEREUX (le 144) disponible contre 5 euros ici : http://abusdangereux.net/
Ou au Disc’Orama Records Shop, 11 rue Beyle Stendhal à Grenoble


[BT] 
(Photo prise par Cathi Mini au FGO Barbara à Paris)


CONNY OCHS
Future fables, LP, CD, Digital
Exile On Maintream Rds
Je ne suis pas un grand connaisseur de Folk et j’en écoute peu. Mais à chaque fois que je tombe sur un disque de ce Monsieur (en solo, ou en collaboration avec Wino) je me fais embarquer par la beauté et la profondeur de sa musique.
Alors comment décrire cette musique ? Dark Folk + Death Country + Folk à l’ancienne (façon Phil Ochs, et c’est sans doute pas un hasard). Un peu de tout ça !
Une petite touche (Gothic) Folk Rock aussi parce que jamais on se perd sur des sentiers qui partent trop loin dans les méandres d’un cerveau dépressif.
Conny Ochs ne confond pas profondeur et ennui. Ce qui rend sa musique tellement prenante. Elle vous emballe pleinement dans les 2 sens du terme.
Avec ces chansons simples mais qui touchent toujours leurs cibles (votre cœur, vos oreilles, votre cerveau et votre âme) il arrive à nous embarquer dans un univers très organique, presque ‘terrien’ mais qui ne se la joue pas faux bouseux pour autant
Un de ces disques qui passe la barrière du temps (il est sorti depuis plus d’un an et hante toujours ma platine) !
[BT]
En concert : Lundi 13 Novembre : CONNY OCHS (Dark Folk magnifique, Allemagne), au Théâtre le Petit 38, Rue Saint Laurent, à Grenoble. 20h précises


DIRTY FENCES
Goodbye Love, LP, CD, K7, Digital
Greenway Rds
Virage Power Pop très marqué pour ce 3ème album. Et je ne vais pas m’en plaindre car je trouve que ce disque est hyper euphorisant avec ces chansons sautillantes, excitantes, accrocheuses et addictives.
Beaucoup de chant doublé et de chœurs, et la présence en guest de Christina Halladay (Sheer Mag).
Entre ‘clacissisme’ façon fin 70 (Dictators / Johnny Thunder) et ‘modernisme’ 90 (Redd Kross) les Dirty Fences en approfondissant leur travail personnel s’amusent et nous éclatent avec une collection de 12 chansons qui sonnent toutes comme des classiques issue d’un album oublié des grandes heures de l’Histoire du Rock’n’Roll !!!
Comme ces chansons qu’on connait depuis toujours, mais sur un album qu’on découvre. Voyez le genre ?
[BT]


samedi 28 octobre 2017

Chronique : LEFT LANE CRUISER + DIG IT n°70 + DIRTY WORK OF SOUL BROTHERS + FUTURO TERROR



LEFT LANE CRUISER
Claw machine wizard, LP, CD, Digital
Alive Natural Sound Rds
Dès la pochette on comprend qu’ils sont de retour à leur formule duo. Et on pourrait croire à un album très ‘Back to roots’.
Or ça n’est pas totalement le cas notamment grâce à la présence extrêmement forte de l’orgue dans ce disque !
Car apparemment la volonté de Freddy J Evans IV (guitare / chant et seul survivant des débuts) était d’enregistrer un album dans un esprit Soul. Ben faut reconnaitre que c’est quand même souvent passé à la moulinette Blues Punk typique de Left Lane Cruiser, mais que ça transparait sans qu’on ait besoin de lire la bio ou les interviews pour cela.
Bien évidemment les Left Lane Cruiser ne se sont pas compromis en virant néo Soul. Ils ont ajouté un supplément d’âme à leur musique pour créer un nouvel album qui montre qu’ils sont toujours aussi excellent, créatif, au-dessus du lot et capable de pondre un disque qui à la fois s’inscrit dans leur histoire musicale et renouvelle l’intérêt pour eux !
[BT]
En concert : Dimanche 29 Octobre : LEFT LANE CRUISER (Duo Blues trash excellent, Usa), au C.B.G.C, à Gigors Et Lozeron (26)


DIG IT n°70
56 pages A4 noir & blanc, 5 euros
Ils annoncent déjà une sortie prochaine du n°71 (tant mieux) mais il serait très dommageable de rater ce n° 70 qui est un excellent cru. Dig It c’est toujours une lecture passionnante mais ce numéro m’a encore plus emballé !!!
Je ne me le procure que tardivement parce que comme un con j’ai oublié de me réabonner (20 euros seulement les 4 numéros).
Alors au sommaire comme toujours des groupes dont j’ai jamais entendu parler (que ce soit dans la partie chroniques ou dans les papiers / interviews) d’ailleurs à chaque fois mon exemplaire est couvert de stabilo avec des disques que je vais ensuite aller écouter. J’avoue je suis un peu jaloux, et pourtant des disques (enfin des liens de download désormais) j’en reçois un paquet.
Le gros de ce n°70 est consacré à 4 tours reports signés par des membres des groupes eux –même : AVENUE Z en Asie, LA FLINGUE au Japon, et, BADASS MOTHER FUZZER (excellent 1er album à se procurer d’urgence) et WEIRDOMEN (eux c’est leur 2ème et excellent album qui sortait chez Get Hip Rds qui leur permettait de faire cette tournée) aux Usa. Les 2 derniers papiers sont longs et bien détaillés comme j’aime et m’ont même donné envie de repartir en tournée, c’est dire !
Plus les toujours passionnantes pages chroniques musicales et livresques de Monsieur Patrick Foulhoux.
Egalement à lire un article signé Pachuco (ex Ich Bin Dead / The Run Run Run entre autre) à propos de leur presque signature avec CLOSER Rds. La livraison de JJ RASSLER est consacrée à quelques anecdotes (excellentes) en rapport avec son boulot chez ROUNDER Rds. Une interview de The NOODLES et une autre des SCUBA DRIVERS à propos de la réédition de leurs discographies sur NINETEEN SOMETHING.
The NORVINS nous parle de leur dernier est formidablement réussit album (sur Soundflat Rds). Une interview croisée des CAYMAN KINGS et de 11 LOUDER.
Une courte du boss de LEFT FRONT DOOR Rds accompagne un long papier sur le ‘Super-band’ The SHIT.
Et pour faire bon poids vous rajoutez des articles sur : The REDUCERS, CHICANO BATMAN, le Funk / Soul du NIGERIA des 70’s, la réédition (enfin) en vinyle de l’album de JIM DICKINSON, le 25 cm qui réunit en acoustique JAMES WILLIAMSON / DENIZ TEK, les oubliés de POWER, le Volume 2 de la compil HAMBURGER SAIGNANT (Frantic City Rds), HOLLYWOOD BRATS avec la sortie de l’autobiographie de leur chanteur, le 1er album de BENCH CLUB, les 2 de THEE WYLDE OSCARS. Plus 9 pages de chroniques disques et fanzines. Ouf !
Quand je vous dis que ça en fait un gros paquet de choses à découvrir !!!
En plus du fanzine ils font chaque semaine le Mighty Dig It Radio Show que vous pouvez écouter sur Canal Sud que vous pouvez télécharger ici : http://digitradio.unblog.fr
Ou alors vous inscrire (comme moi) pour qu’ils vous envois chaque semaine le podcast : digitfanzine@gmail.com
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DIRTY WORK OF SOUL BROTHERS
Girl ashes, LP, CD, Digital
Art Disto / L’Autre Distribution
C’est gonflé de prendre un nom comme ça ! Et il faut sacrément assuré derrière. Force est de constater que ce trio lorrain le fait parfaitement sur ce 1er album !
Un batteur, 2 claviéristes chanteurs ça fait un paquet de possibilités.
Musicalement ils croisent Heavy Soul et Kraut Rock avec plein de côté Garage Psyché (mais sans les clichés) dans une fragrance bien 70’s mais aussi très actuelle par son syncrétisme. Car on peut entendre dans leur musique quelques éléments proto électro, pas mal d’Indie Rock, un tout petit peu de Post Punk… Que les Dirty Work Of Soul Brothers s’arrangent pour combiner de façon à ne pas tomber dans le travers majeur des groupes actuels : la redite scolaire.
Tout ça aboutissant à un ensemble de 9 belles chansons, qui s’écoutent, se réécoutent, se dégustent, s’insinuent insidieusement en vous et finissent par vous bousculer avec délectation !
En voilà une découverte stimulante !
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En concert : Mercredi 13 Décembre : DIRTY WORK OF SOUL BROTHERS (Heavy Soul / Kraut Rock), au Brin de Zinc, à Chambéry – Barberaz
Et :
Jeudi 14 Décembre : DIRTY WORK OF SOUL BROTHERS (Heavy Soul / Kraut Rock), au Farmer à Lyon


FUTURO TERROR
Precipicio, LP, Digital
BCore Disc
Merde ils bossent vite et bien eux. Le trio d’Alicante envois son nouvel album à peine un an après le précédent. Et ça ne se fait pas au détriment de la qualité. Carrément pas.
Pour définir Futuro Terror je dirai qu’ils font une sorte de Power Pop Post moderne mélangé à une version mélancolique du Pop Punk. Avec un peu de Post Punk dedans, mais tellement loin des resucées pas fines qu’on subit actuellement que j’ai peur de vous induire en erreur avec cette référence.
Ce qui donne des mélodies hyper addictives et trépidantes mais aussi emplie de profondeur et de beauté sombre (comme l’époque). A ce sujet et au vu de la situation de l’Espagne en ce moment le titre d’album est parfaitement judicieux (même si manifestement choisit avant le référendum catalan…)
Futuro Terror chante en espagnol avec distinction et ça parait tellement naturel à leur musique que ça devient un atout supplémentaire dans leur jeu qui n’en manque décidément pas !
Voici 10 chansons qui donnent bien du plaisir, souvent entrainantes mais pas en permanence sur le même rythme ni les même rythmiques pour ne pas lasser… Et vu le nombre de fois où ce 3ème album est passé entre mes oreilles je peux vous dire qu’il n’y a pas de risque de ce côté-là.
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